La présence du chef de l’État congolais reste incertaine au sommet extraordinaire de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), convoqué dans les prochaines 48 heures en réponse à l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Un sommet auquel les présidents Paul Kagame et son homologue Félix Tshisekedi sont invités.
C’est après plusieurs jours de silence que la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) a réagi en convoquant un sommet extraordinaire prévu dans les prochaines quarante-huit heures. L’annonce a été faite par la présidence kenyane, alors que la situation demeure préoccupante et confuse à Goma et dans ses environs.
Le président kenyan, William Ruto, a officialisé cette décision dans la nuit du dimanche 26 janvier 2025, selon les informations rapportées par ACTU7.CD. William Ruto a précisé que l’objectif de ce sommet est de débattre de la crise et de définir les prochaines étapes à suivre. Il a également confirmé la participation des présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Cependant, malgré cette confirmation initiale, Félix Tshisekedi pourrait finalement ne pas assister à cette réunion.
D’après sa porte-parole, Tina Salama, l’aggravation de la situation sécuritaire en RDC pourrait contraindre le président congolais à rester sur place. Ce dernier a néanmoins salué l’initiative de l’EAC, tout en rappelant que le processus de Luanda est toujours en cours. Depuis l’adhésion de la RDC à l’EAC, l’organisation est-africaine, sous la direction du Kenya, a déployé une force conjointe dans la province du Nord-Kivu pour tenter de contenir les attaques des rebelles rwandais du Mouvement du 23 Mars (M-23).
Cependant, cette force, jugée inefficace pour stopper les rebelles, a été rejetée par Kinshasa, qui s’est alors tourné vers la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le Kenya, de son côté, continue de jouer un rôle actif dans la recherche de la paix dans l’Est de la RDC. L’ancien président kenyan, Uhuru Kenyatta, agit en tant que médiateur désigné de l’EAC dans la crise opposant Kinshasa aux groupes rebelles.
Mais, c’est sur le sol kenyan, rappelons-le, que Corneille Nangaa avait lancé son mouvement politico-militaire, l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Jean-Claude Mbafu1
