Le chef de la chefferie des Babila-Babombi, Ernest Asunya, s’est opposé au mouvement de grève décrété par la synergie des structures de la société civile pour dénoncer la persistance de l’insécurité dans cette entité coutumière. S’exprimant ce vendredi 31 juillet 2026, l’autorité coutumière a indiqué qu’elle n’avait pas été associée à l’assemblée générale ayant conduit à la décision d’organiser deux journées « ville morte ».
Ernest Asunya a également averti que toute personne qui tenterait de fermer son commerce au centre de négoce de Biakato dans le cadre de ce mouvement s’exposerait à des poursuites. Il estime que cette initiative n’a pas été prise en concertation avec les autorités compétentes de la chefferie.
Pour rappel, le jeudi 30 juillet 2026, la synergie des structures de la société civile de la chefferie des Babila-Babombi avait annoncé, à l’issue d’une assemblée générale, l’organisation de deux journées « ville morte » prévues les lundi 3 et mardi 4 août 2026.
Selon les organisateurs, cette action vise à dénoncer la détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Mambasa, marquée par des attaques récurrentes contre les populations civiles. Une marche pacifique est également annoncée pour le 3 août, avec la remise d’un mémorandum aux autorités coutumières afin d’exiger des mesures concrètes pour restaurer la sécurité.
Davis Erasme