Massacre de Ngadi et Vemba : Denis Mukwege dénonce des crimes contre l’humanité et interpelle Kinshasa

Le gynécologue Congolais Denis Mukwege, à Paris, le 13 décembre 2022. © Jeune Afrique

Après le massacre de civils dans les entités de Ngadi et Vemba, les réactions continuent de se multiplier. Le prix Nobel de la paix, Denis Mukwege, condamne avec fermeté ces attaques attribuées aux rebelles ADF. Dans une déclaration publiée le lundi 1er juin, il dénonce des crimes contre l’humanité commis dans la région de Beni. Le gynécologue congolais interpelle les autorités congolaises et appelle la communauté internationale à agir face à la persistance de ces violences.

Dans sa déclaration, le prix Nobel de la paix 2018 condamne ce qu’il qualifie d’attaques terroristes ayant coûté la vie à au moins 16 civils. Le gynécologue congolais présente ses condoléances aux familles des victimes et exprime sa solidarité envers les populations de la région, confrontées, selon lui, à la violence armée, à l’insécurité alimentaire et à la menace de l’épidémie d’Ebola.

Denis Mukwege se dit particulièrement préoccupé par les massacres visant les communautés locales, dont celles des Pygmées. Il estime que ces attaques constituent non seulement une atteinte à la diversité culturelle du pays, mais également des crimes contre l’humanité.

L’ancien candidat à la présidentielle de 2023 dénonce également ce qu’il considère comme une stratégie d’épuration identitaire et d’intolérance religieuse menée depuis plusieurs années par les ADF contre certaines communautés de Beni et de l’Ituri.

Selon lui, ces violences visent à terroriser les populations et à les éloigner de leurs terres. Le prix Nobel de la paix appelle par ailleurs la communauté internationale à mettre un terme à ce qu’il qualifie de « deux poids, deux mesures » dans le traitement des crimes commis en RDC.

Denis Mukwege exhorte également les autorités congolaises à prendre des mesures plus efficaces pour protéger les populations civiles de l’Est du pays, confrontées depuis plusieurs années à l’activisme des groupes armés.

Sam KD

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