L’humanité célèbre ce mercredi 11 février la Journée mondiale des malades. Cette date coïncide avec la fête de Notre-Dame de Lourdes. Elle vise à sensibiliser à la souffrance des personnes malades et à honorer le personnel soignant. Dans plusieurs paroisses catholiques, des messes dédiées aux malades ont été célébrées. Des prêtres se sont également rendus auprès des patients, dans les structures sanitaires et à domicile, pour leur témoigner proximité et soutien spirituel.
Instituée le 11 février 1992 par le pape Jean-Paul II, cette journée internationale encourage la solidarité, la prière et l’accompagnement des personnes fragilisées par la maladie, la vieillesse ou la solitude. Intervenant mardi 10 février dans l’émission « Écho du diocèse » diffusée sur la radio Moto, l’abbé chancelier de l’évêque du diocèse de Butembo-Beni a rappelé le sens de cette journée. Pour l’abbé Inyase Manzungu, il s’agit d’une occasion pour l’Église catholique d’inviter les chrétiens du monde entier à prendre soin des malades sur tous les plans de la vie.
« La journée mondiale des malades insiste sur la nécessité de s’arrêter pour imiter le modèle du Bon Samaritain : se rapprocher et prendre soin de ceux qui souffrent à côté de nous. À cette occasion, nous devons prier pour les malades que nous connaissons et ceux que nous ne connaissons pas, nombreux dans les hôpitaux. Cette invitation consiste à reconnaître le visage du Christ dans les malades et les personnes fragiles », dit-il.
De son côté, le médecin directeur de l’Hôpital général de référence d’Oicha s’approprie le message de l’Église en faveur de l’apostolat des malades. Toutefois, le docteur Kasereke Nzala Esai met en garde contre certaines pratiques qui consistent à garder les malades dans des « chambres de prière » au lieu de les conduire à l’hôpital.
Il rappelle que tout patient doit être consulté dans une structure sanitaire et suivre un traitement prescrit par un médecin. La prière, souligne-t-il, vient accompagner les soins médicaux, et non les remplacer.
« Nous sommes également chrétiens. Mais Jésus-Christ nous a aussi donné l’intelligence. Les deux moyens doivent être utilisés ensemble : la prière et les soins médicaux appropriés. Les dissocier porte préjudice à la prise en charge du malade. Nous ne devons pas soigner sans prier, mais nous ne devons pas non plus prier sans orienter les malades vers une structure sanitaire », a-t-il affirmé.
Notons qu’à l’issue des messes célébrées ce mercredi, le sacrement de l’onction des malades a été administré aux patients, aussi bien dans les structures sanitaires qu’à domicile.
Wynie Lusenge
