Nord-Kivu: se rendre à l’hôpital pourrait sauver les patients du danger de l’automédication !

Faux, aucun nouveau comprimé Paracétamol P500 supposé très blanc et brillant n’aurait été rependu dans les officines pharmaceutiques au Nord-Kivu pour tuer les populations. Cette précision est de Benjamin Ngabo, pharmacien de son état.

C’est depuis un certain temps que circule sur les réseaux sociaux, une rumeur faisant état de la présence dans les pharmacies et officines pharmaceutiques, des comprimés du type paracétamol P 500, d’une blancheur brillante qui contiendraient un virus mortel. Les propagateurs de cette alerte l’appellent MACHUPO, considéré comme l’un des virus les plus dangereux au monde, avec un taux de mortalité élevé. Ce message se fait abusivement illustrer par la photo d’une personne présentant des inflammations cutanées apparentées aux signes de la maladie à virus M-POX. Une image très choquante, incapable d’être perçue à deux reprises par les internautes sensibles.

Contactés à ce sujet, les prestataires des soins, dont certains experts en pharmacologie viennent de couper cours à cette rumeur, la qualifiant de non fondée. Parmi eux, le pharmacien Benjamin Ngabo, dit ne pas reconnaître ce type de paracétamol et qu’il s’agit seulement d’une diabolisation de ce médicament que l’on trouve sur le marché. «Le virus ne vit qu’en symbiose avec son hôte qui doit impérativement être vivant. Je me demande comment un virus pourrait vivre à l’intérieur d’ un comprimé sec. Techniquement c’est impossible. Si c’était un milieu aqueux, genre sirop, suspension, etc., le soupçon pouvait avoir son sens», précise-t-il.

Cet expert a, néanmoins, attiré l’attention de la communauté sur les dangers que présente l’automédication. Pour lui, tout patient doit être orienté vers une structure sanitaire adéquate afin qu’il bénéficie d’une prise en charge médicale appropriée : « le médicament lui-même pourrait être un poison s’il n’est pas bien administré. Raison pour laquelle, il est toujours conseillé à tout le monde de se diriger dans une structure sanitaire en cas d’une plainte de santé. C’est n’est qu’après les diagnostics que le médecin pourra prescrire les médicaments appropriés», insiste-t-il.
Aussi, il est triste de constater que plusieurs patients partent dans des officines pharmaceutiques sans ordonnance pour s’y procurer des médicaments. Benjamin Ngabo s’insurge aussi contre cette pratique: « certaines gens sont devenus acros ou encore dependants des certains médicaments, surtout les anti-inflammatoires. La logique consiste à aller voir le médecin qui a comme travail de soigner les causes et non seulement les effets que peuvent produire les maladies», conclut-il.

Siku Provinces Patrick

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