Oïcha : 12 cas confirmés d’Ebola déjà enregistrés, aucun cas autochtone signalé

Vue extérieure de la cour de la zone de santé d'Oicha. Crédit photo : Radio Moto Oicha.

La zone de santé d’Oïcha compte désormais 12 cas confirmés de la maladie à virus Ebola, selon les chiffres communiqués ce vendredi 18 septembre 2026 à Radio Moto Oïcha par le superviseur chargé des soins curatifs dans cette entité sanitaire. Selon Jeannot Sumbuka Kalivwa, tous ces cas sont venus d’autres zones de santé touchées par l’épidémie et aucun cas autochtone n’a jusque-là été enregistré à Oïcha.

Parmi les 12 cas confirmés, deux personnes sont guéries, deux autres sont actuellement prises en charge au Centre de traitement Ebola (CTE), tandis que huit décès ont été enregistrés.

« À ce jour, la zone de santé enregistre douze cas positifs de la maladie. Ce sont tous des cas venus d’ailleurs, mais en tout cas on n’a pas un cas généré dans la zone de santé pour le moment. Nous avons deux guéris et nous avons aussi deux personnes qui sont au CTE. Et la différence, ça fait huit décès », a expliqué Jeannot Sumbuka Kalivwa.

Le personnel soignant salue par ailleurs la collaboration de la population avec les équipes engagées dans la riposte contre Ebola.

Le superviseur chargé des soins préventifs encourage la population à maintenir cette collaboration, notamment en signalant rapidement les cas suspects et en orientant les personnes présentant des signes de la maladie vers les structures de soins.

« Toute la population a compris qu’il y a un risque, c’est une maladie dangereuse, elle s’est engagée à s’impliquer. Quand il y a un cas, la population elle-même signale qu’il y a un cas, et ils encouragent aussi la population à se rendre aux soins. Et donc quand il y a un cas suspect, c’est-à-dire que la personne qui présente des signes, on l’oriente directement dans les structures de soins. Les cas que nous avons, ce sont vraiment des cas importés qui viennent des autres zones de santé », précise notre source.

Dans la zone de santé d’Oïcha, une partie de la population participe également aux activités de sensibilisation contre Ebola. Des leaders communautaires et des chefs de base multiplient les séances de sensibilisation sur la maladie, avec un accent particulier sur la surveillance à base communautaire.

Wynnie Lusenge

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