Le centre de traitement Ebola (CTE) d’Oïcha a déchargé, ce lundi 12 octobre 2026, deux vainqueurs de la maladie à virus Ebola. Parmi eux figure un infirmier traitant dans une structure sanitaire de la localité de Biakato, dans la zone de santé de Mandima, en province de l’Ituri. Le coordonnateur zonal de la riposte a exprimé sa reconnaissance aux familles des guéris pour leur collaboration avec le personnel soignant. De leur côté, les deux vainqueurs ont promis de devenir des ambassadeurs de la riposte en sensibilisant leurs communautés.
Devant les membres de la communauté, le docteur Kasereka Nzala Esaïe, coordonnateur zonal de la riposte dans la zone de santé d’Oïcha, est d’abord revenu sur la situation épidémiologique. Selon lui, la zone cumule désormais 49 cas confirmés. Onze patients sont suivis au centre de traitement, tandis que dix autres attendent les résultats de laboratoire.
Le coordonnateur zonal a ensuite présenté les deux guéris sous les applaudissements de la population. Le docteur Kasereka Nzala a félicité leurs familles pour avoir facilité le travail des équipes de riposte. Il a invité toutes les couches sociales à collaborer avec les équipes afin de contenir la flambée.
« Nous disons vraiment merci pour ce signe de succès que nous venons de connaître aujourd’hui. Il s’agit de deux guéris, deux vainqueurs : un infirmier et une jeune fille de 14 ans. Nous cumulons désormais sept cas guéris depuis le début de la riposte. Nos statistiques actuelles font état de 49 cas positifs cumulés. Rien qu’entre hier et aujourd’hui, nous avons enregistré sept nouveaux cas en moins de 24 heures. Nous devons multiplier les efforts de communication et de sensibilisation, afin que toute la communauté soit outillée et maîtrise les connaissances de base sur la maladie », a-t-il dit.
Parmi les guéris figure Ghislain Mastaki, infirmier traitant dans une structure sanitaire de la localité de Biakato, dans la zone de santé de Mandima, en province de l’Ituri. Âgé de 26 ans, il a salué le travail des équipes de riposte et encouragé les personnes présentant des symptômes d’Ebola à se rendre rapidement dans les structures de prise en charge.
« Nous disons gloire à Dieu, car guérir n’est pas rien. Le virus Ebola est très dangereux. Le message que j’adresse à la population, c’est d’abord d’abandonner les blagues et les rumeurs que nous entendons dans les quartiers, du genre : là-bas, on injecte les gens. Non, c’est faux. Moi, je suis guéri parce que je me suis précipité pour aller à l’hôpital. Nous disons aux gens de venir très vite. Si vous venez vite, vous serez sauvés. La prise en charge au CTE est vraiment bonne », a-t-il témoigné.
Au Nord-Kivu, 17 zones de santé sur les 34 que compte la province sont touchées par cette épidémie. Selon le bulletin épidémiologique publié le 11 octobre, la province cumule 1 908 cas confirmés, 1 149 décès, 222 guéris et 38 évasions.
Laetitia Vusara