À l’occasion de la Journée internationale de la paix, célébrée ce dimanche 21 septembre 2025, l’ASBL Ubuntu Panafrika a organisé une activité de sensibilisation dans la salle Haojin au rond-point central d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni (Nord-Kivu). Près d’une centaine de participants, majoritairement des jeunes venus d’Oïcha, Mbau, Maimoya et de l’axe Eringeti, ont répondu présents, aux côtés de quelques éléments de la PNC.
Le message principal était clair :il n’y a pas de paix sans sécurité, et cette sécurité ne se décrète pas, elle se construit. Le point focal de l’organisation à Oïcha a rappelé que les seuls services légalement mandatés pour assurer cette sécurité en RDC sont les FARDC et la PNC. Il a souligné que les ignorer ou les fragiliser, c’est entretenir l’insécurité et retarder la paix.
Parmi les interventions, celle d’un jeune rasta de Mabasele a marqué les esprits.
« Nos services de sécurité manquent d’effectifs. Et pourtant, ce sont nous les civils qui devons les intégrer. Il faut une vraie mobilisation communautaire pour renforcer nos propres forces,» a-t-il lancé

Une autre participante, venue de Mbau/Majengo, zone récemment touchée par une attaque ADF, a exprimé un constat amer mais avec un engagement.
« Pendant des années, on a cru que d’autres forces allaient nous ramener la paix. La MONUSCO est là dans ses patrouilles et se dit armée de la paix, les autres forces régionales ont été déployées dans le petit Nord, et même ici, une armée du pays voisin, l’Ouganda est venue en appuis, on espérait déjà… On les a attendues, on les a aussi cru, mais les massacres ont continué. Aujourd’hui, on comprend. Ce sont nos FARDC qui sont restées, malgré tout, et qui continuent à se battre. »

Cette activité s’inscrit dans le projet « Wapi Jiwe Langu kwa Usalama wa Mashariki ya Kongo ? », porté par Ubuntu Panafrika pour réveiller la conscience collective face à l’insécurité persistante dans la région.
Nganga Victor Mbafumoja