RDC : la MONUSCO alerte sur la poursuite des combats et le recours aux armes lourdes

La MONUSCO alerte sur la poursuite des combats dans l’Est de la République démocratique du Congo, malgré les avancées diplomatiques enregistrées ces derniers mois.

Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le chef de la mission onusienne en RDC, James Swan, a souligné la persistance des affrontements entre l’AFC/M23 et les FARDC au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

« Malgré ces avancées diplomatiques, les développements observés dans l’Est de la RDC soulignent l’ampleur des défis qui subsistent », a déclaré James Swan.

Au Nord-Kivu, le chef de la MONUSCO indique que l’AFC/M23 conserve un contrôle étendu sur une large partie de la province. Les principaux combats se concentrent notamment dans les territoires de Masisi et de Walikale.

Selon lui, les deux parties continuent de recourir aux armes lourdes et aux drones dans la conduite des hostilités.

« Les deux parties ont continué à recourir à des armes lourdes et à des drones dans la conduite des hostilités, contribuant à la détérioration persistante de la situation sécuritaire », a-t-il relevé.

James Swan fait également état de combats dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, notamment dans les territoires de Mwenga, Fizi et Uvira, autour de Minembwe.

Il affirme que les FARDC et les groupes Wazalendo continuent d’affronter l’AFC/M23, soutenu, selon lui, par Twiraneho et d’autres alliés.

La MONUSCO s’inquiète particulièrement des conséquences de cette intensification des hostilités sur les populations civiles.

« Dans plusieurs localités, le recours croissant à des armes lourdes continue de provoquer des déplacements de populations et de perturber les services essentiels, ainsi que l’acheminement de l’aide humanitaire », a déclaré le chef de la MONUSCO.

Cette alerte intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de mettre fin au conflit dans l’Est de la RDC.

Sam Kitha D.

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