Un an après la prise de Goma : les appels au dialogue national en RDC se renforcent

Un an s’est écoulé depuis que la ville de Goma est tombée entre les mains des rebelles de l’AFC/M23. Acteurs politiques et mouvements citoyens en République Démocratique du Congo (RDC) se mobilisent derrière l’idée d’un dialogue national. Ils se disent préoccupés par le fait que ce sont les civils qui paient le prix. Ils sont tués, blessés, sont aussi victimes de viols ou de tortures.

L’opposant Martin Fayulu alerte sur la menace qui pèse sur la souveraineté de la RDC. Selon lui, depuis l’arrivée de la coalition rebelle, la sécurité à Goma et dans ses environs serait soumise à des intérêts étrangers, notamment rwandais.

« La souveraineté de notre pays ne se négocie pas », a-t-il rappelé. Il souligne par ailleurs que l’intégrité territoriale de la RDC est en danger.

Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) dénonce, quant à lui, les violations des droits humains dans les zones occupées, caractérisées par des assassinats de civils, la paralysie des activités économiques, la fermeture des institutions bancaires… La LUCHA critique également l’inaction des autorités congolaises face à une crise sécuritaire qui s’aggrave. Elle exige le retrait immédiat des forces étrangères et la fin de l’occupation des territoires sous contrôle de l’AFC/M23, ainsi que l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Pour LUCHA, la sortie de la crise ne peut se faire que par la cohésion nationale, un point sur lequel l’opposant Martin Fayulu insiste également. Tous deux plaident pour un dialogue national inclusif entre Congolais, seul moyen selon eux de trouver une solution durable à la situation.

Jean-Claude Mbafumoja

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