Beni : la pénurie d’eau potable inquiète la société civile, des habitants exposés aux risques sanitaires à Mabalako

L’insuffisance d’eau potable à Mabalako et dans ses environs, dans le secteur de Beni-Mbau, inquiète la Société civile, Forces vives de Baswagha-Madiwe. Avec une population estimée à plus de 130 000 habitants, les infrastructures existantes ne suffiraient plus à couvrir les besoins de la population.

Selon cette structure citoyenne, plusieurs ménages sont contraints de recourir à la rivière Loulo pour certains besoins, y compris la consommation. Une situation qui les expose aux risques de maladies d’origine hydrique.

Une organisation spécialisée dans l’eau, l’hygiène et l’assainissement a récemment procédé à l’entretien de certains puits. Pour la Société civile, cette intervention devrait toutefois être accompagnée de la construction de nouveaux réservoirs afin de renforcer durablement l’approvisionnement en eau potable.

Le COGEP, chargé de la gestion du réseau d’eau, reconnaît pour sa part que les installations actuelles ainsi que les heures de distribution ne permettent plus de répondre convenablement aux besoins de la population.

Au-delà des risques sanitaires, la pénurie d’eau pose également des problèmes de protection. Baraka Syathahalene, rapporteur adjoint de la Société civile Forces vives de Baswagha-Madiwe, indique que les longues distances et les heures tardives auxquelles certaines femmes et filles se déplacent pour chercher de l’eau les exposent à différents risques.

La Société civile appelle ainsi les autorités et les partenaires à construire de nouveaux réservoirs et à renforcer rapidement l’approvisionnement en eau potable à Mabalako.

De son côté, l’infirmier titulaire du Centre de santé de Mabalako alerte également sur les conséquences sanitaires liées à la consommation d’une eau impropre. Il estime urgente la recherche de solutions pour pallier cette difficulté.

Aristote Sabuni

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