Beni – Menace ADF à l’Ouest d’Oïcha : la bourgmestre compatit avec les familles endeuillées et appelle à la vigilance

La bourgmestre de la commune d'Oicha, Kavira Mwenge. Ph. Tiers.

La bourgmestre de la commune d’Oïcha, Kavira Mwenge Eugénie, est sortie de son silence après les récentes tueries attribuées aux rebelles ADF entre les territoires de Beni et d’Irumu, mardi et mercredi derniers. Dans un message empreint d’émotion, l’autorité municipale a présenté ses condoléances aux familles éprouvées et à toute la communauté affectée par ces violences.

Elle a également dressé un tableau préoccupant des conséquences de cette insécurité sur la vie quotidienne des habitants. Selon elle, la situation a entraîné un déplacement massif de populations vers la commune d’Oïcha, aggravant les problèmes d’abris, de sécurité alimentaire et d’accès aux soins médicaux.

« Face à cette situation d’insécurité, il y a un déplacement massif de la population entraînant une forte concentration au sein de la commune d’Oïcha, avec comme conséquences le manque d’abri, de sécurité alimentaire et de soins médicaux. Les kidnappings et les cas de personnes portées disparues ont aussi été signalés. Sur le plan économique, il y a une hausse des prix des produits agricoles et des marchandises, ainsi qu’un manque d’accès aux activités champêtres », a déclaré Kavira Mwenge Eugénie.

Dans ce contexte, la bourgmestre appelle à une mobilisation collective pour faire face à la menace sécuritaire. Elle insiste particulièrement sur la vigilance et la dénonciation rapide de tout mouvement suspect.

« J’adresse un message de condoléances à toute la population d’Oïcha et de ses environs dans ces moments de crise. Par la même occasion, je demande à la population d’être vigilante et de remonter les alertes de tous mouvements suspects le plus vite possible », a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, la situation reste tendue sur le terrain. Plusieurs nouveaux corps ont été enregistrés ce vendredi 8 mai 2026 à la morgue de l’Hôpital général de référence d’Oïcha. Selon des sources hospitalières, deux corps en provenance de Biakato y ont été admis dans l’après-midi, tandis que d’autres, en provenance de villages proches de Katerain, sont arrivés dans la matinée.

Ces derniers ont été inhumés le même jour par leurs familles respectives, dans un climat de douleur.

Nganga Victor

LA UNE