Au lendemain de l’attaque meurtrière attribuée aux rebelles ADF, la localité de Biakato, dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri, s’est réveillée ce vendredi 8 mai dans un climat de peur et de désolation. Les activités socio-économiques sont restées paralysées, tandis que les écoles ont fermé leurs portes.
Malgré cette psychose généralisée, les élèves finalistes ont fait preuve de courage en se rendant aux centres d’examen d’État pour poursuivre les épreuves préliminaires. Un signe de résistance dans une entité encore marquée par le choc de l’attaque survenue la veille au bloc Lalia, où une dizaine de civils ont été tués.
Selon des sources locales, notamment un journaliste basé à Biakato, les habitants sont restés coincés dans leurs parcelles dans la crainte d’une représaille sécuritaire. Nombreuses maisons commerces n’ont pas ouvert leurs portes.
Les autorités éducatives confirment également la suspension des cours. Le sous-PROVED de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté de Mambasa 2 indique que les activités scolaires sont interrompues pour vendredi et samedi, en signe de deuil et par mesure de sécurité. Une reprise éventuelle est envisagée à partir de lundi, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire.
Pour rappel, après leur attaque à Biakato jeudi 7 mai, les assaillants se seraient dirigés vers la localité de Kawame, à l’Est, où un civil a été blessé par balle le lendemain matin.
Jonas Aristote Sabuni