Après la rentrée scolaire, la société civile, Forces vives du territoire de Lubero s’inquiète des conditions sanitaires dans plusieurs écoles. Dans une déclaration datée du 1er septembre, elle déplore l’insuffisance des dispositifs de lavage des mains, l’absence de points d’eau dans des écoles et une pléthore des apprenants dans des salles de classe. Elle redoute un danger de propagation de la maladie en milieu scolaire. La société civile recommande, à cet effet, le report de la rentrée dans les zones à haut risque et appelle les autorités à renforcer la riposte.
Selon le constat de la société civile, les mesures de prévention contre Ebola restent insuffisantes dans plusieurs écoles du territoire de Lubero. Dans sa déclaration, elle fait notamment état d’un manque de kits de lavage des mains à l’entrée des salles de classe et de l’absence de points d’eau dans plusieurs établissements. À ces difficultés s’ajoute une pléthore des apprenants dans certaines salles de classe où la distanciation physique reste difficile à respecter.
« Plusieurs écoles accusent l’insuffisance des kits de lavage de main à l’entrée de chaque salle de classe. Plusieurs écoles sont dépourvues des points d’eau. Plusieurs salles de classe sont pléthoriques. Pas de distanciation entre apprenants. La société civile Force Vivre du territoire de Lubero exprime son inquiétude face au risque de propagation trop élevée de la maladie à virus Ebola à cette rentrée scolaire 2026-2027 en territoire de Lubero », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, la société civile Forces vives appelle le gouvernement à renforcer les moyens consacrés à la riposte contre Ebola. Son président, Tafuteni Muhindo, demande notamment que les zones de santé et les établissements scolaires soient dotés des équipements nécessaires.
Il plaide également pour le report de la rentrée scolaire dans les zones considérées comme rouges, afin de réduire les risques de propagation de la maladie.
« Au gouvernement central de prendre au sérieux la riposte contre Ebola en dotant les zones de santé de tout l’équipement médical nécessaire, ainsi que les écoles, de reporter la rentrée scolaire dans les zones rouges en vue de prévenir contre la maladie. Un report d’un mois est une durée qui pourrait permettre au gouvernement de saisir bien l’épidémie et pendant cette période, les différentes communautés locales prendraient conscience de la maladie », a-t-il recommandé.
Pour rappel, la rentrée scolaire a eu lieu mardi 1er septembre sur l’ensemble du territoire national. À l’Est du pays, elle intervient dans un contexte marqué par l’épidémie de la maladie à virus Ebola.
Rédaction