Éducation : rentrée scolaire timide dans la ville d’Oïcha, les démarches continuent pour un consensus autour de la reprise des cours

Des élèves de l'Institut Balolu en pleine classe à la rentrée scolaire 2026-2027. Ph. Sam/RMO

Les démarches continuent en vue d’un consensus autour de l’effectivité de la rentrée scolaire 2026-2027 dans la ville d’Oïcha et ses environs. L’intersyndicale des enseignants d’Oïcha, qui s’est opposée à cette rentrée depuis la veille, dit avoir rencontré les personnes concernées par leurs revendications. Au même moment, le maire de la ville et le sous-proved sont à pied d’œuvre pour parvenir à un consensus.

En ville d’Oïcha, le mouvement de grève déclenché par les syndicats des enseignants pour diverses réclamations, à l’instar de l’effectivité de la mutuelle de santé des enseignants, MSP, a perturbé la rentrée scolaire 2026-2027. Mardi dernier, comme ce mercredi 2 septembre 2026, les élèves ont été très peu nombreux sur les chemins de l’école, même si ceux qui sont arrivés à l’école ont été encadrés dans certaines écoles secondaires.

Les écoles primaires, elles, connaissent généralement une absence d’activités. Pour la cause principale liée à la MSP, les syndicalistes affirment avoir été rencontrés, mais attendent l’assemblée générale pour décider de rejoindre ou non le chemin de l’école. Mwami Pascal Bulembo est secrétaire permanent reconduit du SYECO dans la zone.

« La fois passée, nous étions à l’assemblée générale et les enseignants ont décidé de ne pas reprendre le chemin de l’école. Ils avaient prévu quelques points qui faisaient qu’on ne puisse pas être à l’école. Il s’agissait d’abord de faire en sorte que la MESP soit opérationnelle sur tout le territoire de Beni, de payer les NP nouvellement sortis et aussi d’améliorer les conditions de vie des enseignants. Heureusement, nous avons été reçus par une délégation de la MESP la fois passée. Comme nous n’avons pas le pouvoir de décider, nous avons jugé bon de convoquer l’assemblée générale extraordinaire ce vendredi à 8 heures, afin de leur dire ce que la délégation nous a dit. Il reviendra alors à tous les membres qui seront dans cette assemblée de décider de voir si on va lever ou bien si on ne peut pas lever », a-t-il déclaré.

Malgré l’insistance du journaliste, ce syndicaliste n’a pas voulu dévoiler le gros de leur entretien avec la délégation de la MSP. Il veut attendre leur assemblée générale ce vendredi 4 septembre.

« Normalement, vous serez invités dans cette assise et vous allez écouter comment les débats vont se dérouler. Vous allez exposer ce qu’on nous a dit et il reviendra à l’assemblée de décider. – Vous ne voulez pas le dire au micro ? En tout cas, je ne veux pas le dire, sinon alors je viens de convoquer l’assemblée avant que l’assemblée soit tenue. »

Le maire de la ville d’Oïcha, préoccupé par la timidité avec laquelle la rentrée scolaire est lancée dans son entité administrative, dit avoir été en contact avec le sous-proved. Kambale Siluhwere Faustin, qui cite cette autorité de l’éducation, parle d’un consensus qui serait trouvé entre les grévistes et les personnes concernées par les revendications, surtout la principale liée à la mutuelle de santé.

Ce, même s’il faudra attendre la décision de l’assemblée générale des enseignants à Oïcha. Mais l’autorité urbaine, qui voit les jours perdus par les élèves et les écoliers, aurait lancé des invitations aux acteurs éducatifs, notamment les grévistes et les autorités de la sous-division d’Oïcha, pour une séance d’échange ce jeudi 3 septembre 2026 à l’hôtel de ville.

Nganga Mbafumoja Victor

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