Ebola : Les malades évadés des CTE ou structures sanitaires exposent la communauté au risque de contamination, alerte Dr Nzala Esaie

Le Dr Essaïe Nzala annonce, ce 26 mai 2026, le premier cas positif de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé d'Oicha. Photo : Samy Kitha / Radio Moto Oicha.

Les personnes qui s’évadent des centres de traitement d’Ebola ou des structures sanitaires exposent la communauté à de graves risques de contamination. C’est ce que démontre le coordonnateur zonal de la riposte contre Ebola en zone de santé d’Oïcha. Il explique que cette entité sanitaire a déjà enregistré certains cas confirmés d’Ebola, venus des zones de santé voisines du Nord-Kivu et de l’Ituri. Il déconseille cette pratique et appelle les familles à la prudence face à tout visiteur venu d’une zone déjà affectée par l’épidémie.

La zone de santé d’Oïcha fait face à une situation particulière. Elle reçoit des personnes venues d’autres zones de santé du Nord-Kivu et de l’Ituri, dont certaines quittent les structures sanitaires sans attendre la fin de leur prise en charge ou de leur suivi.

C’est ce qu’a fait savoir le coordonnateur zonal de la riposte contre Ebola en zone de santé d’Oïcha et médecin directeur de l’hôpital général d’Oïcha. Selon le docteur Kasereka NZALA Essai, ces déplacements constituent une menace pour la communauté.

 « Plus on reste dans la communauté, plus on se cache, on a trop de chance de propager la maladie, mais trop de chance de mourir parce qu’il y a une résistance, une résistance extrait où les gens ne veulent pas adhérer aux actions de la santé publique, ils sont en train de vouloir se soustraire des équipes de surveillance de leurs zones respectives pour venir vouloir se cacher à Oïcha. Heureusement à Oïcha nous avons une équipe d’alerte, nous sommes en alerte », a-t-il indiqué.

Il explique les dangers liés à l’évasion d’une personne qui devrait rester sous surveillance médicale. Le docteur Kasereka NZALA Essai démontre qu’une fois rentrée dans la communauté sans suivi, cette personne peut être en contact avec ses proches et d’autres membres de la population. Elle risque ainsi de compliquer la recherche des contacts et la surveillance sanitaire.

 « Ces gens qui sont en train de dépister et confirmer positif et fuir ailleurs, s’évader, le grand risque auquel ils s’exposent c’est la propagation de la maladie, parce que là où ils sont en train de fuir ils sont en train d’aller créer d’autres nouveaux cas. Le deuxième danger c’est qu’ils sont en retard d’être soignés, la grande chance c’est de mourir. Chaque ménage doit faire un contrôle, doit avoir un esprit de détection de la maladie et être vraiment éveillé dans le sens où quand vous recevez un visiteur à la maison, il faut vraiment savoir il présente quel signe, de la surveillance de là où il était, pour venir se cacher chez nous, vous alertez les relais communautaires », a-t-il appelé.

Depuis la déclaration de la maladie à virus Ebola en mai dernier en RDC, la zone de santé d’Oïcha a notifié 8 cas confirmés, dont 5 décès et 1 guéri. Trois personnes sont sous traitement contre cette épidémie au centre de traitement Ebola de l’hôpital général de référence d’Oïcha. Parmi les cas suivis au CTE d’Oïcha, un est venu de la zone de santé de Beni.

Wynnie Lusenge

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