Mambasa : des hommes armés se réclamant des Wazalendo accusés de torturer la population

Deux hommes lourdement armés. Photo d'illustration, Ph. Tiers.

Des hommes armés se réclamant des Wazalendo sont accusés de tracasser et de torturer la population dans les groupements Bangole et Bakaheku, en chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, en Ituri. Ces hommes auraient notamment instauré une taxe de 2 000 francs congolais et infligeraient des violences physiques aux personnes qui refusent de se soumettre à leurs ordres.

L’alerte est lancée par Grace Kakine, défenseur des droits humains dans la zone. Il affirme que ces hommes armés sont visibles dans la forêt de PamedI et commencent à imposer leurs propres règles à la population.

« Il y a un groupe de personnes porteuses d’armes à feu qui se réclament d’être des Wazalendo et qui sont visibles dans la forêt de PamedI. Ceux-ci commencent à imposer même leurs lois et font payer à la population des taxes de 2 000 francs. Voilà ce que nous alertons », déclare Grace Kakine.

Selon lui, ces hommes armés se rendent également dans les localités de Makoko et Makusa, dans le groupement Bakaheku, où ils imposeraient leurs règles à la population.

« Ces Wazalendo arrivent même à Makoko et Makusa dans le groupement Bakaheku pour imposer leurs lois. Ils torturent la population et lui imposent même des amendes exorbitantes. Ils fouettent même la population, ce qui constitue des violations graves des droits de l’homme », affirme-t-il.

Grace Kakine appelle les autorités civiles et militaires à intervenir afin de mettre fin à ces pratiques et de protéger les populations concernées.

« Nous appelons les autorités militaires à s’impliquer pour barrer la route à ces individus. Et voilà que la chefferie est menacée par les terroristes ADF. La population est abandonnée. Voilà encore un groupe de personnes, des individus qui se réclament au nom de Wazalendo qui sont visibles et qui torturent la population », poursuit-il.

Le défenseur des droits humains appelle également la population à la vigilance face à cette situation sécuritaire.

« Nous appelons la population à la vigilance, car l’heure est grave », conclut-il.

Alfred Kahiwa

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