L’Association pour la protection et la défense des enfants et des femmes vulnérables (APDEF) de Mambasa s’est réjouie de la libération de vingt civils qui étaient retenus en captivité par les rebelles des ADF. Son coordonnateur, Rams Malikidogo, encourage les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que les combattants Wazalendo à poursuivre les opérations militaires afin d’empêcher toute nouvelle exaction contre les populations civiles.
Selon cette organisation de défense des droits humains, les vingt ex-otages ont été relâchés par les rebelles le jeudi 9 juillet 2026 aux environs de Bambu, un carré minier situé dans le groupement Bakaheku, en chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa. Ils avaient été enlevés lors des attaques menées le 29 juin dernier dans les localités d’Itembo, Tepe et Pangoyi.
Parmi les personnes libérées figurent cinq femmes, plusieurs enfants mineurs ainsi que des membres de la communauté pygmée. D’après Rams Malikidogo, ces rescapés ont été accueillis dans différentes localités de la chefferie des Babila-Babombi, notamment à Lwemba et Teturi, tandis qu’une partie d’entre eux se trouve encore à Munguiko.
L’APDEF indique par ailleurs que les combattants des ADF auraient pris la direction d’Elota, un autre carré minier situé dans le même groupement. Une situation qui fait craindre une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Mambasa.
Tout en saluant les efforts des FARDC et des combattants Wazalendo, qui ont réussi à déloger les rebelles de Tepe où ils tentaient d’installer une nouvelle base, Rams Malikidogo recommande aux autorités militaires de renforcer les opérations de poursuite afin d’empêcher toute réorganisation des ADF et de sécuriser durablement les populations civiles ainsi que les zones minières.
Kavetya Mbusa Muyeye