Nord-Kivu : l’ONG Bénévolat pour l’Enfance réunit services de sécurité et société civile pour renforcer le dialogue sur la sécurité dans la ville d’Oicha.

Les acteurs étatiques et civils après une activité avec BENENFACE Congo

L’organisation non gouvernementale Bénévolat pour l’Enfance Congo a organisé un cadre d’échange entre acteurs communautaires et représentants des différents services de sécurité dans la ville d’Oicha. Durant deux jours, soit du mardi au mercredi 24 juin 2026, les discussions ont porté sur la qualité du partenariat, l’efficacité des interventions et la redevabilité de ces services. L’objectif est d’améliorer la prestation de ces services.

Des autorités de la Police nationale congolaise (PNC), des Forces armées de la RDC (FARDC), de l’ICCN et de l’ANR ont pris part à cette activité organisée dans le cadre du projet « De la base au monde », qui vise à responsabiliser les communautés dans le processus de consolidation de la paix. Le premier jour était consacré aux présentations des autorités sécuritaires pour une meilleure compréhension de leurs missions.

Ce mercredi, dernier jour, était un espace réservé aux questions, réponses et recommandations. Le chef de projet, Monsieur Jean Badari, parle d’une opportunité pour la communauté de trouver des réponses à certaines questions liées surtout à la réaction aux alertes et à la communication des services de sécurité. Il s’en félicite et estime que l’objectif est atteint.

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« C’était une opportunité pour la communauté de poser des questions liées à la sécurité ici dans notre ville. C’était une activité vraiment participative et on a trouvé que la communauté avait l’envie d’avoir cet espace d’échange pour comprendre ce qui se fait au niveau des autorités pour garantir la sécurité totale ici chez nous. Et surtout, il y a cette prédominance de l’exécutif qui nous a dit, et d’autres groupes armés. Il y avait également beaucoup de recommandations. Ça a été un espace où les deux parties… Parce qu’au niveau des autorités, ça a été une opportunité pour eux de comprendre quelles sont les perceptions, quelles sont les idées que la population a par rapport à eux. Et également au niveau de la communauté, c’était une satisfaction totale parce qu’on a trouvé une opportunité d’avoir des réponses à des questions et à des attentes », a expliqué le chef de projet.

Parmi les participants, Paluku Mulengya Morton s’est également dit satisfait de l’organisation de cet atelier, tout en estimant qu’il est important de continuer à y travailler.

« Bon, quand je suis venu, je me suis dit que l’accompagnateur BENAFACE, avec les Pays-Bas, a bien fait de cibler la préoccupation première de la population : c’est la sécurité. On a tué suffisamment, la menace est en train de continuer. Chacun peut l’évaluer de sa façon, mais c’est important de toujours continuer à y travailler. Ça s’est bien passé parce qu’il y a eu des représentants des services de sécurité, la police. La population s’est exprimée aussi. Je pense que ça s’est bien passé », a-t-il déclaré.

Plusieurs recommandations ont été formulées, d’une part par les représentants des services de sécurité et d’autre part par les participants. Cette activité a été organisée dans la salle de la Radio Moto Oicha, avec l’appui financier du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas. BENAFACE Congo a agi en consortium avec Justice Plus, Ebuteli et Search For Common Ground.

Kavetya Mbusa Muyeye

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