La zone de santé d’Oïcha a enregistré huit cas positifs de la maladie à virus Ebola. Ces statistiques ont été livrées par le coordonnateur zonal de la riposte contre Ebola et médecin directeur de l’Hôpital général de référence d’Oïcha. Il salue la collaboration de la population d’Oïcha dans la notification des alertes, car, selon ce médecin, aucune des personnes touchées par Ebola n’a contracté la maladie dans la zone de santé d’Oïcha.
Lors d’une interview accordée à Radio Moto Oïcha ce vendredi 4 septembre 2026, le coordonnateur zonal de la riposte contre Ebola est revenu sur la situation épidémiologique dans la zone de santé d’Oïcha. Selon le docteur Kasereka Nzala Essai, la zone a déjà enregistré huit cas, et ces malades sont tous venus d’autres zones de santé.
« Pour la zone de santé d’Oïcha, actuellement, nous comptons un total de huit cas positifs. Les huit cas positifs sont des cas de la zone de santé, mais à côté de ça, il faut signaler qu’il y a maintenant un autre cas qui est venu, transféré de la zone de santé de Beni, et qui a été transféré parce que lui-même souhaitait venir être soigné au CTE de l’Hôpital général de référence d’Oïcha. Au CTE, nous avons trois malades positifs qui sont en train d’être soignés au CTE de l’Hôpital général de référence d’Oïcha. Nous avons déjà enregistré cinq décès des cas positifs sur les huit cas que nous avons notifiés dans la zone. Et parmi les cinq cas décédés, nous avons enregistré deux cas de décès communautaires », a-t-il expliqué.
La zone de santé d’Oïcha est un lieu de transit pour la population du Nord-Kivu vers l’Ituri et vice versa, reconnaît le médecin directeur de l’Hôpital général de référence d’Oïcha. Le docteur Nzala Essai insiste sur la surveillance à base communautaire et le respect des mesures barrières pour lutter contre la maladie à virus Ebola.
« Ces statistiques nous disent quoi ? Et elles veulent simplement nous dire qu’il faut venir se faire soigner au centre de traitement, parce que c’est là qu’il y a quand même un suivi et un faible taux de mortalité. La population doit venir vite aux soins pour qu’elle ait la chance d’être soignée et guérie. Plus on reste dans la communauté, plus on a de chances de propager la maladie et de mourir. Oïcha est victime des mouvements de la population. Presque tous les cas venaient des autres zones de santé », a-t-il démontré.
Depuis la déclaration de la maladie à virus Ebola en mai dernier en RDC, la zone de santé d’Oïcha a notifié huit cas confirmés, dont cinq décès et un cas de guérison. Trois personnes sont sous traitement contre cette épidémie au centre de traitement d’Ebola de l’Hôpital général de référence d’Oïcha.
Wynnie LUSENGE