Sept maisons de commerce, dont deux officines pharmaceutiques, ont été cambriolées dans la nuit du mercredi au jeudi 5 novembre 2026 au centre de Kalongo, près de l’école primaire Mayasola, dans la commune de Mbimbi, au nord de la ville d’Oïcha. Les auteurs de ces actes restent inconnus. Les victimes réclament la sécurisation de leurs biens, tandis que le chef de l’avenue appelle la population au calme et assure que les services de sécurité ont ouvert des recherches.
Rencontrées tôt le matin de ce jeudi, certaines victimes disent ne pas comprendre la répétition de ces actes de vol dans leur milieu. Selon leurs témoignages, les présumés cambrioleurs ont forcé les portes pour accéder à l’intérieur des commerces et emporter différents biens.
Une première victime affirme avoir constaté que la porte de son commerce avait été forcée. Les cambrioleurs auraient notamment emporté une batterie et des médicaments.
« J’ai trouvé ma porte cassée et je ne sais pas qui l’a cassée. Ils ont emporté une batterie et une certaine quantité de médicaments », témoigne-t-elle.
Une autre victime s’interroge sur l’efficacité des patrouilles de sécurité dans le quartier. Elle affirme que les agents de l’ordre étaient déjà présents à Kalongo au moment où les commerces ont été cambriolés.
« Il est déjà vingt heures à Kalongo quand les agents de l’ordre sont déjà ici sur place. Ils disent venir pour la patrouille, mais pourquoi les portes des maisons ont-elles été cassées au moment où les patrouilleurs sont sur les lieux ? C’est là que je doute », déplore-t-elle.
Elle indique que plusieurs commerces ont été touchés, dont deux pharmacies, et demande aux autorités de prendre des mesures pour protéger les biens de la population.
De son côté, une troisième victime, propriétaire d’une pharmacie, affirme que les cambrioleurs ont forcé la porte de son établissement avant d’incendier des cartons à l’intérieur.
« Ils ont forcé la porte de ma pharmacie. Sur place, ils ont incendié les cartons. Je pense qu’ils avaient l’intention de brûler ma pharmacie, mais en vain », raconte-t-elle.
Le chef de l’avenue Kalongo déplore également ces actes de cambriolage. Il indique que plusieurs commerces ont été pillés et que les malfaiteurs ont emporté différents articles, notamment des médicaments, une caisse de boisson et de la farine de manioc.
Il affirme toutefois que l’identité des auteurs n’est pas encore connue et que des enquêtes sont nécessaires pour établir les circonstances de ces cambriolages.
« Ils ont cassé les portes des maisons de commerce et des pharmacies. Les bandits ont volé les biens de la population, nous regrettons beaucoup cet événement. Nous remarquons deux pharmacies pillées et cinq maisons de commerce pillées par les bandits. Il y a certains articles volés par les bandits et certains médicaments pillés. Une caisse de boisson « 5-5 » a été volée. Il y a de la farine de manioc qui a été emportée. Jusqu’à présent, nous n’avons pas d’éléments sur l’identité des bandits qui ont opéré dans notre milieu à Kalongo. Pour nous aider, il faut bien mener les enquêtes pour savoir ce qui s’est passé au juste dans notre milieu. Nous venons de recevoir les autorités urbaines pour être en contact avec notre malheur. Pour le moment, nous appelons la population au calme, écoutons la voix de l’autorité », explique-t-il.
Face à cette situation, la population de Kalongo souhaite l’implantation d’un poste de police dans son milieu afin de renforcer sa protection et celle de ses biens.
Kombi Janvier