Alors que les pourparlers entre le gouvernement congolais et les représentants de l’AFC/M23 se poursuivent à Doha depuis près de trois semaines, les avancées restent limitées, notamment sur la question des mesures de confiance, dont celle de la libération des prisonniers.
Mardi 2 septembre à Kinshasa, Jacquemain Shabani, Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, a animé un briefing de presse au cours duquel il a fait le point sur l’état des discussions. Il a confirmé que la problématique des prisonniers faisait bien partie de la déclaration des principes, première étape des échanges.
« À ce sujet, je peux vous informer que, déjà dans la déclaration des principes, il avait été identifié le CICR pour faire, pour diriger, pour gérer ces opérations, parce qu’elle en est spécialisée et est reconnue mondialement », a-t-il déclaré.
L’organisation humanitaire serait déjà en contact avec les différentes parties et travaille activement, y compris en interne, pour préparer le terrain. Jacquemain Shabani a tenu à réaffirmer la volonté politique du gouvernement congolais d’avancer sur cette question, tout en rejetant toute idée de blocage à Kinshasa.
« Kinshasa est pleinement engagé sur la nécessité de faire avancer cette dynamique. Soyez-en convaincus, le blocage ne viendra jamais du gouvernement de la République Démocratique du Congo », rassure Jacquemin Shabani.
Les négociations restent cependant au point mort. Cela illustre les tensions persistantes entre les deux délégations.
Rédaction