RDC : la C64 veut rencontrer Félix Tshisekedi et Joseph Kabila pour sortir le pays de la crise

La Coalition de l’opposition Article 64 (C64) annonce son intention de rencontrer le président Félix Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila pour trouver une issue à la crise que traverse la République démocratique du Congo (RDC). Cette initiative figure dans une déclaration publiée mardi 27 octobre à Rome, à l’issue de son conclave. La C64 plaide pour un dialogue national inclusif et appelle à relancer la facilitation africaine conduite par l’Angola et le Togo, autour de la médiation de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Elle insiste également sur la nécessité de fixer un calendrier précis et des mécanismes de vérification des engagements.

La coalition justifie cette démarche par la gravité de la situation politique, socio-économique et sécuritaire du pays. Elle veut engager des consultations avec Félix Tshisekedi et Joseph Kabila afin de parvenir à une solution congolaise à la crise actuelle.

Pour la C64, le dialogue doit réunir les différentes parties prenantes dans des conditions acceptables par tous, avec pour objectif de préserver l’intégrité territoriale et les intérêts nationaux.

« Prenons en considération l’extrême gravité de la situation actuelle au plan politique, socio-économique et sécuritaire de la République démocratique du Congo, dans un élan des dépassements patriotiques, pour donner une ultime chance au pays de préserver son intégrité territoriale. La C64 prend ce jour l’initiative de rencontrer le président Félix Tshisekedi d’une part et le président honoraire Joseph Kabila d’autre part, afin de trouver une issue congolaise à la crise et convenir, dans les meilleures conditions acceptables par tous, d’un vrai dialogue national inclusif pour la sauvegarde des intérêts nationaux et préserver l’essentiel », indique la déclaration.

Pour encadrer ce dialogue, la coalition de l’opposition demande la relance de la facilitation africaine conduite par l’Angola et le Togo, en coordination avec la médiation des Églises catholique et protestante, réunies au sein de l’ECC et de la CENCO. Elle estime que les différentes initiatives de paix doivent être mieux coordonnées avec les efforts internationaux.

La C64 insiste également sur des engagements assortis d’un calendrier et de mécanismes de vérification précis.

« Le dialogue doit contribuer à la paix, à la restauration de la confiance, à la garantie des libertés publiques et au respect des échéances constitutionnelles en 2028. La C64 appelle à la relance de la facilitation africaine conduite par l’Angola et le Togo autour de la médiation de l’ECC-CENCO pour articuler toutes les démarches en cours avec les efforts internationaux. Les engagements doivent être assortis d’un calendrier et des mécanismes de vérification précis », souligne la coalition.

Cette démarche intervient dans un contexte marqué par la création du mouvement politico-militaire du Front pour la refondation de la nation, dirigé par Joseph Kabila, et par les débats autour d’une éventuelle révision de la Constitution de 2006.

Sam Kitha D.

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