« Trop de jeunes Congolais, malgré leur talent, leur diplôme ou leur savoir-faire, restent sans emploi ou sous-employés. » C’est en ces termes que le chef de l’État congolais a dressé, mardi 18 novembre, un constat alarmant lors de l’ouverture de la table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Félix Tshisekedi a assuré vouloir créer davantage d’opportunités professionnelles et encourager l’entrepreneuriat afin de combattre le chômage élevé qui frappe la jeunesse.
Dans son allocution d’ouverture, le président a mis en lumière le paradoxe vécu par les jeunes : une génération riche en énergie, créativité et capacité d’innovation, mais pourtant parmi les plus touchées par le chômage et le sous-emploi en RDC.
« Trop de jeunes Congolais, malgré leur talent, leur diplôme ou leur savoir-faire, restent sans emploi ou sous-employés. Trop de rêves se heurtent au mur du chômage, de la précarité et du manque d’opportunités. La crise de l’emploi des jeunes est structurelle : inadéquation des formations, barrières d’accès au marché du travail, obstacles à l’entrepreneuriat et poids de l’informel », a déclaré Félix Tshisekedi.
Face à cette situation, le chef de l’État affirme que le gouvernement ne restera pas passif. Il réitère sa volonté d’investir dans la jeunesse, qu’il considère comme le pilier du développement du pays. L’entrepreneuriat doit, selon lui, être encouragé comme une voie accessible pour tous.
« Nous n’avons pas le droit d’être indifférents, car un pays qui laisse sa jeunesse sans horizon prépare sa propre fragilité. À l’inverse, un pays qui investit dans sa jeunesse, qui libère son potentiel, bâtit une nation forte, stable et prospère. Chaque jeune Congolais doit croire que le travail est possible dans son pays, sans être condamné à l’exil ou au découragement. L’entrepreneuriat doit devenir une voie normale, accessible et valorisée. L’État doit jouer pleinement son rôle de facilitateur, en créant un environnement propice à la création d’emplois et au développement des entreprises des jeunes », a-t-il insisté.
Lors de sa campagne électorale de 2023, Félix Tshisekedi avait promis la création de 6,4 millions d’emplois s’il obtenait un second mandat. Deux ans plus tard, la situation demeure préoccupante : le taux de chômage reste élevé, tandis que les jeunes doivent composer avec l’insécurité et une économie instable.
Samy Kitha