Ebola en RDC : le bilan franchit la barre de 2 000 morts, le gouvernement mise sur les trois prochains mois

L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo et vient de franchir la barre des 2 000 décès. Selon le bulletin épidémiologique du 10 août, publié ce mercredi 12 août, le pays compte désormais 2 061 décès sur 4 449 cas confirmés.

La maladie a déjà touché cinq provinces et 53 zones de santé. Parmi les personnes affectées, 716 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 886 personnes ont été déclarées guéries depuis le début de l’épidémie. Le taux de létalité s’établit désormais à 46,3 %, alors que le suivi des contacts atteint 82,7 %.

Au troisième mois de l’épidémie, la progression du virus reste active dans les zones affectées. Le ministre de la Santé, Dr Samuel Roger Kamba, reconnaît que la situation évolue plus rapidement que prévu.

Alors que le gouvernement s’était fixé un délai de six mois pour contrôler l’épidémie, il mise désormais sur les trois prochains mois pour maîtriser la progression de la maladie et commencer à inverser la tendance.

Le ministre explique cette évolution notamment par une contamination plus importante que prévu, liée au caractère peu symptomatique de la maladie dans ses premières manifestations.

« 4 et 6 mois, c’est parce que nous sommes partis sur l’hypothèse d’Ebola Zaïre, parce que nous savons comment ça fonctionne. Ce que nous voyons, vraiment, la contamination est beaucoup plus importante parce que la maladie est très peu symptomatique au départ. Donc nous, nous tablons sur les mois qui viennent. Nous restons aux alentours de 6 mois. Nous avons déjà fait 3 mois. Dans les 3 mois qui viennent, on pense qu’on aura au moins déjà maîtrisé la progression et qu’on va commencer à avoir la baisse, la diminution du nombre de cas. La progression est encore active, donc on n’a pas encore atteint le pic. Nous atteindrons le pic quand nous allons voir le nombre de cas se stabiliser et commencer à baisser », a-t-il dit.

À ce jour, l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, alors que la situation semble plus stable au Sud-Kivu, qui totalise désormais 75 jours sans nouveau cas confirmé.

Les autorités sanitaires poursuivent ainsi les activités de surveillance, de prise en charge des malades et de suivi des contacts dans les différentes zones affectées, avec l’objectif de freiner la transmission du virus au cours des prochains mois.

Samy Kitha

LA UNE