Quatre journalistes ont été tués dans l’Est de la République démocratique du Congo depuis 2021, selon un rapport de Reporters sans frontières (RSF), consulté sous embargo. L’organisation décrit cette région comme l’une des plus dangereuses pour l’exercice du journalisme.
Ces cas ont été enregistrés dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, considérées comme l’épicentre des violences armées. Parmi les victimes figurent notamment Barthélemy Changamuka de la CORAKI FM, tué le 9 mai 2021 ; Héritier Magayane de la RTNC, tué le 8 août 2021 ; Joël Musavuli de la RTCB, tué le 14 août 2021, ainsi que Patrick Numbi de Pamoja TV, tué le 7 janvier 2025.
Le rapport souligne également une multiplication des menaces, des arrestations et des intimidations visant les professionnels des médias. Reporters sans frontières documente plusieurs cas d’enlèvements et de détentions arbitraires, ainsi que des restrictions croissantes à l’accès aux zones de conflit.
Les journalistes locaux, souvent peu protégés, apparaissent comme les plus exposés à ces risques. Au-delà des violences physiques, le rapport met en lumière des conditions de travail particulièrement difficiles, marquées par la précarité économique et le manque d’équipements, ce qui accentue leur vulnérabilité.
Face à cette situation préoccupante, Reporters sans frontières appelle à renforcer la protection des journalistes et à lutter contre l’impunité des crimes commis à leur encontre dans l’Est de la RDC, rapporte Actualité.cd.
Wynnie Lusenge