RDC : après le PPRD, Kinshasa suspend d’autres partis politiques, dont celui de Corneille Nangaa ! 

Les activités de trois autres partis politiques sont suspendues par le gouvernement congolais sur l’ensemble du territoire national. La décision a été prise dans un télégramme du ministre de l’Intérieur rendu public ce jeudi 15 mai 2025. Ces partis politiques, dont celui de Corneille Nangaa, sont également concernés par la demande de dissolution émise par le gouvernement congolais.

Après le PPRD, déjà suspendu depuis le 19 avril dernier, trois autres partis politiques ont également subi le même sort. Il s’agit de l’ADCP, dirigé par Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, du CRP, fondé par Thomas Lubanga, qui a récemment créé une nouvelle milice en Ituri, ainsi que du MLP de l’opposant Franck Diongo, hostile au régime Tshisekedi.

Selon le ministre de l’Intérieur qui s’est confié à RFI, les autorités morales de ces partis sont complices avec des groupes armés qualifiés d’agresseurs et ont franchi la ligne rouge.

« C’est à ces partis-là de prendre les devants par rapport à ces personnes qui ont des fonctions et des responsabilités dans leur organisation pour se démarquer de ces actes de complicité. Sinon, la loi permet de neutraliser ces organisations », a déclaré Jacquemin Shabani à la  RFI.

En plus de la suspension, le gouvernement congolais souhaite également dissoudre ces partis politiques, dont le PPRD de Joseph Kabila. Pour Jacquemin Shabani, la justice est déjà saisie pour cette cause. Une démarche que Ferdinand Kambere, cadre du PPRD, qualifie d’acharnement politique. Il critique la procédure du ministre de l’Intérieur et rejette toute légalité dans cette démarche.

« La loi est claire : celui qui demande la dissolution est le procureur saisi par une décision de suspension. Ce n’est pas le ministre. Nous n’avons jamais été convoqués à ce sujet ; malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, aucun parquet n’a convoqué le PPRD », réagit le parti politique de Joseph Kabila sur RFI.

Notons qu’en plus des partis politiques déjà suspendus, d’autres formations sont également dans le viseur des autorités. Elles ont été averties qu’elles pourraient être suspendues si elles « continuent à ne pas respecter le pacte républicain ». Le gouvernement accuse plusieurs leaders membres des partis politiques de collusion avec l’AFC-M23.

Sam Kitha D.

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