Les évêques catholiques de la RDC, réunis au sein de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, tiennent leurs assises à Kinshasa. Dans la capitale congolaise, ils examinent la situation socio-pastorale du pays. Ils ont également évoqué l’agression que subit la RDC dans sa partie orientale.
La CENCO a par ailleurs coupé court aux rumeurs l’accusant de n’avoir jamais dénoncé le soutien du Rwanda aux rebelles de l’AFC/M23. Elle réaffirme sa détermination en faveur d’une solution pacifique au conflit.
Les membres de la CENCO sont réunis en Assemblée plénière depuis le lundi 23 février 2026 à Kinshasa. Cette 63ᵉ session rassemble l’ensemble des évêques du pays autour des grandes questions pastorales et sociopolitiques.
Selon le secrétaire général de la CENCO, Donatien Nshole, la première journée a été consacrée aux discours d’ouverture ainsi qu’à l’allocution du nonce apostolique. Les prélats passent en revue la situation socio-pastorale nationale, chaque diocèse présentant les réalités vécues localement.
Plusieurs dossiers internes figurent également à l’ordre du jour, notamment l’adoption des statuts de mouvements catholiques tels que Mamans Catholiques et Bilenge ya mwinda, ainsi que ceux du Conseil économique de la CENCO. Un guide des célébrations pascales et un projet d’exhortation sur la synodalité des personnes consacrées seront aussi examinés.
Dans son mot d’ouverture, le président de la CENCO, Fulgence Muteba, a appelé les participants à un travail assidu au regard de l’importance des matières à traiter.
Parallèlement aux travaux pastoraux, la CENCO a réaffirmé sa position sur la crise sécuritaire à l’Est du pays. Monseigneur Donatien Nshole a insisté sur le fait que l’Église catholique a déjà, à plusieurs reprises, dénoncé le soutien du Rwanda aux rebelles de l’AFC/M23 à travers divers communiqués.
Selon lui, il s’agit soit de mauvaise foi, soit d’ignorance de la part de ceux qui présentent cette position comme inédite. Il a rappelé que l’Église catholique a même porté ce plaidoyer au niveau international.
Le secrétaire général précise toutefois qu’après de nombreuses condamnations restées sans effet, l’Église a choisi une nouvelle approche axée sur le dialogue, notamment à travers la proposition d’un pacte social pour le vivre-ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Cette prise de position intervient dans un contexte particulier, marqué notamment par les critiques adressées à Monseigneur Fulgence Muteba pour sa présence à Goma lors d’une messe en l’honneur du bienheureux Floribert Bwana Chui, alors que la ville était sous contrôle rebelle.
Le président de la CENCO avait alors souligné que la situation socio-pastorale du pays demeure profondément affectée par l’insécurité persistante dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Jean-Claude Mbafumoja
