Beni : la police annonce la traque des mineurs dans des quartiers généraux à Eringeti

Les mineurs qui fréquentent les hôtels et maisons de tolérance à Eringeti seront traqués. C’est la police nationale congolaise sur place qui l’annonce. Pour la PNC, la place des enfants est à l’école et non dans des bars, hôtels ou quartiers généraux.

Elle a fait cette annonce dans un entretien avec notre collaborateur à Eringeti. La police nationale congolaise regrette le fait que dans cette cité, les jeunes ont fait de la drogue leur activité principale. Cela cause malheureusement des décès.

Par l’intermédiaire du sous-commissaire Kakubaka Barungu Isidore, la PNC dénonce également le vagabondage des enfants. À l’approche de la rentrée scolaire, elle avertit les parents.

« J’ai interdit la consommation d’alcool qui tue plusieurs garçons à Eringeti. Les mineurs se livrent au vagabondage de 18 h à 4 h du matin, filles comme garçons. Dès la rentrée scolaire, ces phénomènes seront éradiqués. Nous ne voulons pas voir les mineurs détenir des téléphones portables. À la limite, ceux de 17 ans peuvent en avoir, mais ils ne doivent pas les apporter à l’école. Que les parents instruisent leurs enfants avant que nous commencions à les arrêter et à les déférer devant les instances compétentes », prévient-il.

Au-delà du vagabondage, la PNC dénonce aussi l’exploitation des mineurs dans les hôtels, bars et maisons de tolérance. Elle alerte également que ces derniers temps, les enfants, surtout les garçons, fuient leur domicile parental pour se loger dans des hôtels.

C’est là qu’ils se livrent aux antivaleurs. Selon la police, cette situation a entraîné l’augmentation des grossesses précoces à Eringeti.

« Aujourd’hui, les enfants prennent des chambres en dehors du domicile parental, à deux ou trois garçons, ce qui favorise des grossesses précoces chez des enfants de 12, 13 ou 14 ans. Lors de nos contrôles, ce sont ces comportements que nous allons cibler. Nous commencerons par arrêter les parents, pour avoir autorisé cela, puis l’enfant concerné. Quant aux lieux de vente de chanvre, nous ne voulons plus en voir. Nous allons démolir ces maisonnettes et mettre fin à cette pratique. C’est ce que nous allons faire », ajoute notre source.

Non seulement à Eringeti, mais les cas de grossesses précoces sont aussi enregistrés à Oicha. Un manque d’encadrement en serait la cause principale.

JC Mbafumoja

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