Les forces conjointes FARDC-UPDF devraient tout faire pour empêcher que les rebelles de l’ADF, qui commettent des exactions ces jours à l’Ouest de Otomabere, progressent vers le territoire de Beni. C’est ce que recommande la société civile forces vives du secteur de Beni-Mbau, qui partage les limites avec le territoire d’Irumu en Ituri. Dans ce territoire, plusieurs villages ont été attaqués depuis vendredi dernier. Des civils ont été tués, d’autres enlevés, et des rebelles de l’ADF ont également été neutralisés ou capturés.
À l’Ouest de Otomabere, dans le territoire d’Irumu en Ituri, c’est le village de Kazaroho qui a été la première cible des rebelles de l’ADF tôt le matin du vendredi 23 janvier. Les éléments Wazalendo dans la zone, sur le qui-vive, ont réussi à capturer trois rebelles et à neutraliser deux autres. Appuyés par les FARDC, ces patriotes ont poursuivi les assaillants jusqu’au samedi 24 janvier. En fuite, les rebelles se sont ensuite attaqués aux civils dans les villages de Ahombo et Mangwalo. Des sources locales avaient alerté sur leur installation à Kisalaba, Ahombo et près de Apakolu/Barssa. Dimanche matin, d’autres civils ont été surpris à Apakolu.
Cette progression de l’ennemi de village en village inquiète la société civile du secteur de Beni-Mbau. Son président, Georges Kivaya, appelle à la vigilance :
« Nous appelons la population du secteur de Beni-Mbau, surtout dans le groupement de Batangi-Mbau, là où nous avons une limite avec la province de l’Ituri, comme dans les villages de Kasoko et Tapis Rouge, à faire preuve de vigilance et de prudence, parce que, comme l’ennemi est de l’autre côté, il peut traverser pour venir nous causer du mal… », prévient-il.
La société civile insiste sur la coordination des opérations conjointes FARDC-UPDF afin de poursuivre l’ennemi, le neutraliser et l’empêcher d’opérer à Beni :
« Les forces de sécurité à cette limite doivent protéger la population et suivre le mouvement de l’ennemi, parce que nous voulons que la paix revienne chez nous. Comme nous savons que l’UPDF et les FARDC sont dans cette zone, ils doivent faire pression sur l’ennemi pour qu’il ne traverse pas la rivière Ituri et ne vienne pas tuer notre population. Ils doivent suivre l’ennemi partout, même en Ituri, et traquer l’ADF jusque dans le fin fond de Beu-Manyama », ajoute Georges Kivaya.
Dans toutes les attaques rebelles enregistrées à l’Ouest d’Otomabere/Bwanasula, des pertes humaines ont été déplorées et plusieurs civils sont portés disparus. La CRDH Irumu recommande l’implantation de positions militaires le long de la rivière Ituri pour faciliter la traque des assaillants.
Nganga Victor Mbafumoja