Les voix des enseignants sont loin de s’éteindre pour exiger l’amélioration de leurs conditions de vie. C’est encore le message qui était au centre de leurs discours ce mercredi 30 avril 2025 à Oicha, à l’occasion de la journée dédiée à l’enseignement. Certains apprenants pensent, cependant, que leurs enseignants doivent se réjouir de ce qu’ils reçoivent.
En commune d’Oicha, la 39e célébration de la journée dédiée à l’enseignement a été marquée par plusieurs activités. Les enseignants des écoles officielles et ceux des écoles catholiques ont d’abord pris part à une messe d’action de grâce en la paroisse Saint-Esprit d’Oicha.
Non seulement les enseignants, mais ils étaient plus d’une centaine, incluant des élèves et parents qui ont pris part à cette eucharistie. Le révérend Père Omer Sivendire, curé de la paroisse qui a célébré la messe, a encouragé les enseignants pour leur travail de titan qu’ils ne cessent d’abattre. Pour lui, l’enseignant doit être fier de son noble métier.
Plusieurs discours ont été prononcés à cette occasion, à l’instar de celui du Syndicat des Écoles Catholiques (SYNECAT). Isse Balu, son secrétaire permanent, appelle tous les partenaires de l’enseignement à voler au secours du professionnel de la craie, qui semble marginalisé.
« Le SYNECAT sollicite la cohésion, le renforcement de la collaboration et de l’amour entre tous les partenaires du système éducatif afin d’obtenir une bonne réponse de notre gouvernement », dit-il.
Au cours de cette messe, la parole a aussi été accordée aux élèves, occasion pour eux d’enrichir la journée. Des écoliers présents sont intervenus à travers une dramatisation. Leur message était adressé directement à l’enseignant. Bien qu’insatisfaisant, les apprenants demandent à leurs enseignants de se contenter de leur salaire.
« Chers collègues enseignants, sommes-nous réellement les plus pauvres ? Au moins, nous, le 25 de chaque mois, nous commençons à recevoir des notifications bancaires. Contentons-nous de ce que nous sommes et de ce que nous avons pour ne pas développer de maladies d’hypertension chronique », sollicitent-ils.
Enock Kavyavu, le sous-PROVED de la sous-division de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté, a assuré que l’amélioration des conditions de vie de l’enseignant fait partie des éléments primordiaux de ce ministère. Pour ce 39e anniversaire de la fête de l’enseignement, les enseignants se sont organisés par école pour le partage d’un repas fraternel.
Jean-Claude Mbafumoja
